Professionnel

Cette catégorie regroupe les billets en relation avec ce qui constitue mon métier, le conseil en informatique, la formation ou l'expertise en entreprise. J'y retrace les réflexions que suscite ma veille technologique et les expériences que mes activités me font vivre au quotidien.

J'y place aussi les informations en rapport avec mes activités associatives au sein de l'ABUL et de l'organisation de RMLL (Rencontres Mondiales du Logiciel Libre).

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lundi 7 mars 2011

Conférence sur la virtualisation à Pessac

L'association ABUL, dont je fais partie, est partenaire de la Mediathèque Jacques Ellul de Pessac pour l'organisation du rendez-vous mensuel "A Libre Ouvert", cycle de conférences destinées à diffuser auprès du grand public une information sur les Logiciel Libres.

Dans ce cadre, j'aurais le plaisir d'animer ce samedi 12 mars une conférence sur le thème de la virtualisation, illustrée par la mise en œuvre de VirtualBox. Comme c'est d'usage pour ces conférences, elle sera suivie d'un atelier au sein de l'espace multimédia de la médiathèque, avec le concours de ses animateurs.

J'espère que cette conférence me donnera l'occasion de démystifier une technologie dont la mise en œuvre s'est grandement simplifiée, au point qu'elle peut être placée dans les mains d'utilisateurs non techniciens et leur apporter des solutions innovantes en terme de nouveaux usages et de protection de leurs informations personnelles. Je compte bien susciter de la curiosité et faire découvrir des solutions surprenantes et nouvelles à des problèmes anciens.

Le support créé à cette occasion sera disponible ici et sur SlideShare peu de temps après, de même que celui de la présentation du logiciel de dessin et de retouche d'image Gimp que j'avais co-assuré l'année dernière,

Mise à jour du 18 mars : comme promis, le support de présentation sur Gimp est sur Slideshare avec son PDF à télécharger.


PDF à télécharger

mardi 25 janvier 2011

Equipement informatique : pro ? perso ? les 2 !

Il semble qu'une très ancienne pratique soit en train de réapparaitre dans certaines entreprises par le biais des Technologies de l'Information et de la Communication. Le BYOT cacherait-il un retour du compagnonnage ?

Dans ce billet, Louis Naugès propose de traduire en AVOP l'acronyme anglo-saxon BYOT (Bring Your Own Technology).
AVOP : pour Apportez Vos Outils Personnels.

En substance, cette pratique consiste simplement à travailler avec ses outils, ceux qu'on a choisi, par un processus parfois long, ceux qu'on a fait à sa main et que, par là même, on maitrise mieux que les autres. Mais est-ce vraiment si nouveau ?

Quand on y réfléchit, cette pratique est aussi ancienne ... que le travail; ou presque. Les chefs cuisiniers emportent leurs couteaux en changeant de restaurant. Les charpentiers ont leur équerre, leur fil à plomb; les menuisiers leurs ciseaux à bois.
Dans tous ces métiers, la prothèse physique que constitue l'outil et celui qui s'en sert se sont appairés avec le temps pour former un tout plus performant qu'au début de leur rencontre.

L'informatique est la première prothèse inventée par l'homme qui ne soit pas physique; elle est un prolongement de l'esprit humain. Et ce n'est pas l'objet numérique matériel qui importe, mais bien l'assemblage d'outils logiciel qu'il porte et qui nous servent à prolonger et amplifier nos sens et notre volonté. Ainsi équipés, et après un temps d'adaptation parfois long, certains deviennent des virtuoses de la mise en œuvre des technologies de l'information.

L'AVOP[1], c'est simplement reconnaitre qu'un mariage forcé ne vaut pas un mariage d'amour. Et les dirigeants qui rechignent à envisager la chose devraient immédiatement rempocher leur Mont Blanc et continuer à travailler avec le Bic Cristal réglementaire.

En fait, l'AVOP existe depuis longtemps, mais de façon discrète. Je l'ai moi même utilisée dans un environnement où l'informatique Corporate ne me permettait pas d'installer et de disposer de mes outils habituels, ceux avec lesquels j'atteins ma productivité nominale avec aisance et confort.

Les problèmes de cohabitation sont réels; mon outil ne disposant pas des composants compatibles et des certificats requis, l'accès au SSO[2] et à certaines ressources ne m'était pas possible.

La virtualisation d'une machine contenant le Master Corporate à été le moyen trouvé pour contourner ce problème et m'offrir par la même occasion le meilleur des deux mondes : la machine virtuelle me donnant accès aux informations que je traitais avec les outils de la machine physique.

Les tenants de l'informatique uniformisée et verrouillée devraient se rendre compte qu'en imposant un outil identique à tous, ils demandent inconsciemment à leurs employés de laisser leur sens de l'initiative à la porte de l'entreprise pour n'y être que des exécutants n'ayant qu'une bien moindre valeur ajoutée.

De telle entreprises auront du mal à retenir les jeunes talents de la génération des natifs du numérique; et à lire cet autre billet de son blog, ce n'est pas Louis Naugès qui dira le contraire.

Notes

[1] J'adopte l'acronyme proposé par Louis Naugès.

[2] SSO : Single Sign On : Dispositif permettant une authentification unique de l'utilisateur au sein du Système d'Information de l'entreprise qui ouvre toutes les portes avec un seul tour de clé dans l'une d'elles. On trouve maintenant des dispositifs similaires sur Internet, comme OpenID, qui permettent d'être automatiquement identifié et authentifié sur plusieurs sites par un tiers de confiance après s'être une seule fois authentifié auprès de lui.

samedi 18 décembre 2010

Licence mobile de Free; point d'étape

Depuis plus d'un an maintenant[1], je me suis hasardé à un exercice de prospective qui ressemble un peu à un pari sur ce que Free allait bien pouvoir faire de cette licence de téléphonie mobile, obtenue face à une opposition énorme du triumvirat d'opérateurs en place (et d'un Président de la République qui aurait du rester au dessus de ça) à un prix certes moins élevé que celles précédemment octroyées, mais quand même.

L'annonce du lancement de la nouvelle FreeBox V6 "Révolution", moins d'un mois après celle de son concurrent SFR, a fait couler beaucoup d'encre tant le décalage entre la vision de notre proche futur numérique diffère entre Free et les autres[2].

Nombreux sont les articles pour détailler autant les caractéristiques techniques du matériel que celles de l'offre commerciale, s'attardant soit sur la présence d'un lecteur BlueRay Disc, ou celle d'un NAS assez conséquent, certainement suffisant pour les usages courant de stockage partagé au sein d'un foyer, soit sur l'arrivée d'une boutique de jeux en ligne.

C'est certes très bien, mais de toutes ces annonces, somme toute logiques venant de Free, je retiens particulièrement l'offre relative aux appels gratuits illimités vers les mobiles de tous les opérateurs depuis la Freebox. Elle conforte ma vision de ce que Free Mobile prépare pour 2012; voici pourquoi.

Pour ceux qui ont connu la téléphonie mobile à l'époque où les tarifs étaient variables en fonction des opérateurs des deux correspondants, avant de voir ce 'communautarisme' disparaitre; ou qui se souviennent de la guerre du tarifs de la terminaison d'appel pour le fixe, initiée par Free d'ailleurs, qui a abouti à ce que tous les appels vers les numéros 'normaux' soient ... gratuits, ou du moins inclus dans le forfait de façon illimitée; cette nouvelle offre semble faite pour changer fortement certaines habitudes. Un peu comme pour commencer à expliquer : "Ce qu'on vous vend ailleurs très cher n'a quasiment pas de valeur", on ne va pas vous le faire payer, c'est inclus dans le forfait.

Petite parenthèse, savez-vous ce qu'est un compte SIP[3] ?
Disons pour simplifier que c'est un numéro de téléphone grâce auquel vous pouvez sortir d'internet pour rejoindre le réseau de téléphonie classique. C'est une sorte d'interface entre la VOIP (Voix sur IP, c'est à dire entre deux terminaux raccordés à l'Internet) et les réseaux voix des opérateurs téléphoniques, comme les réseaux analogiques (paires de cuivre de France Telecom) ou mobiles (réseaux GSM).

Des opérateurs (OVH, ippi, et d'autres) proposent ce service et vous facturent les communications sortantes, chacun selon sa grille tarifaire. Dans son forfait d'abonnement internet, Free intègre ce service pour ses clients; la grille tarifaire étant celle de son offre de téléphonie.

En terme d'usage, cela me permet, une fois raccordé à Internet (depuis un wifi gratuit dans un hôtel par exemple) de téléphoner comme si mes appels téléphoniques 'sortaient' de ma Freebox. J'utilise Twinkle pour appeler quand je suis en déplacement. Et quand j'utilise ce programme et le compte SIP de Free pour cela (plutôt que le trop bien connu Skype), mes appels téléphoniques semblent venir de ma Freebox (présentation du numéro) et sont facturés pareil. Autant dire que, vers les fixes, ils sont déjà quasiment tous gratuits; et bientôt, ce sera pareil vers les mobiles de tous les opérateurs[4].

Si des applications existent déjà pour les ordinateurs classiques, fixes ou portable, qui permettent d'utiliser cette fonction; on trouve maintenant leur équivalent sur les smartphones.

Prenons l'exemple de Sipdroid, application pour smartphone Android; son principe est d'utiliser le réseau le plus proche, Wifi ou GSM (c'est configurable), pour 'entrer' sur internet et établir une liaison VOIP (un appel téléphonique) qui 'sort' d'Internet grâce à un compte SIP. Pour le moment, les contrats des opérateurs excluent l'usage du réseau GSM pour entrer sur internet dans le but d'établir une liaison VOIP; l'interdiction étant purement commerciale, il n'y a pas d'impossibilité technique.

En me basant sur ces petit outils qui existent déjà, je vais juste m'aventurer un peu plus loin dans ma prévision de ce que sera le téléphone portable de Free Mobile ? Un simple terminal d'accès à l'internet multi-réseaux (tous les smartphones actuels en sont déjà capable) qui cherche le moyen le plus pertinent pour entrer et le met à la disposition d'une application de VOIP comme Sipdroid.
Au final, on obtient du Mobile à Mobile, gratuit et illimité ... on est très, très loin du modèle actuel des vendeurs de minutes.

On aura peut être droit à une clause de type fair use (limitation qui existe déjà pour les volumes de données) pour éviter que certains exagèrent au détriment des autres; d'autant que, pour le moment, les ressources en termes de réseau sont finies, et pas illimitées. Mais qu'importe, la grande majorité des utilisateurs aura accès à un usage nouveau, forfaitairement. Et le réseau ne pourra aller qu'en s'améliorant, comme l'a fait l'ADSL. D'autant que la VOIP n'est certainement pas le protocole le plus consommateur de bande passante.

Voilà bien une innovation de rupture dont C. Christensen prétend que c'est le meilleur moyen de créer un modèle économique où l'on sera dominant en rendant obsolète le modèle économique existant.
Free aura bien mérité, encore une fois, son surnom de trublion; plus seulement de l'internet mais aussi du mobile ...
Bientôt, j'espère

Notes

[1] Le lecteur pourra relire ces trois billets : Que va faire Free de sa licence, Les usages que Free prévoit avec sa licence et Free Mobile; ça se précise ...

[2] X. Niel, patron d'Iliad reconnait dans une interview que France Telecom (et j'ai noté qu'il ne dit jamais "Orange") est le seul de ses concurrents à se poser des questions sur l'attente des clients. Il considère les deux autres comme des suiveurs (distancés ?) et des copieurs (sans talents ?). Je dois avouer que mon avis est assez proche.

[3] SIP signifie "Session Initiation Protocol", ce qui n'éclaire pas vraiment sur les potentiels d'usages qui se cachent derrière le protocole et la technologie.

[4] D'ailleurs, c'est déjà le cas pour les mobiles au USA et au Canada.

vendredi 17 décembre 2010

La centralisation, talon d'achille du Web Social

On savait Yahoo à la peine, et engagé dans une campagne de communication sur son évolution.

Parmi les annonces destinées à rassurer les investisseurs, l'une d'elle commence à faire jaser : la fermeture de del.icio.us, le site de Social bookmarking, l'un des premiers ancêtre du plus récent et plus 'à la mode' Pearltrees.

Perdre le service offert par ce site inquiète de très nombreux internautes qui cherchent activement des solutions alternatives.

Hélas, toutes sont porteuses du même défaut : la centralisation. Au lieu d'être calquées sur la structure maillée d'Internet, elles sont toutes basées sur la réunion en un lieu unique de toutes les informations de tous les utilisateurs, créant de ce fait ce que les spécialistes en sécurité appellent un Single Point of Failure, ou SPOF, que nous traduisons en français par Point Individuel de Défaillance.

Et le fait qu'il soit fonctionnel et non technique (les serveurs sont redondés, protégeant le service de la défaillance d'une machine), ne le transforme pas moins en véritable Talon d'Achille.

Ces 'techno-réfugiés', forcé d'émigrer vers d'autres services, vont avoir à faire face à deux problèmes :

  • exporter la part de données qui est actuellement sur les serveurs de Yahoo, et le faire dans un format qui soit exploitable par leur futur outil,
  • choisir un service où ils retrouveront les mêmes homologues[1] qui faisaient la richesse et l'intérêt de la mise en commun.

Des voix s'élèvent déjà pour demander que Yahoo ouvre le code de son service et le donne à la communauté; imitant ce qu'a fait Google avec le code de Wave, qu'il n'a pas réussi à intégrer dans sa stratégie, mais qui va renaitre grâce à la fondation Apache. Espérons qu'elles soient entendues.

Notes

[1] Je n'aime pas le terme "amis" utilisé à tord et à travers quand on parle de Web Social. Je tiens mes propres amis en trop haute estime pour les confondrent avec des gens que je ne connais pas et qui n'ont qu'une coïncidence en commun avec moi.

mercredi 24 novembre 2010

"Apple Tax", mythe ou réalité ?

La guerre Apple contre Microsoft existe depuis ... que ces deux compagnies existent, ou peu s'en faut.

Les deux camps ont leurs aficionados, défenseur ardent, voire jusqu'au-boutistes, de ce qu'ils pensent être la vérité, face aux attaques, forcément basses et calomnieuses, de l'autre bord. J'ai des amis dans les deux sectes[1], j'en parle en connaissance de cause.

Quant à moi, plutôt versé dans des logiciels libres, si peu sectaires qu'ils fonctionnement aussi bien sur les matériels des uns que sur ceux des autres, j'aimerais bien pouvoir les comparer ces matériels, sur ce seul plan, pour savoir délier ma bourse à bon escient.

Je viens de lire un article qu'il fallait oser, factuel et objectif (une gageure), qui s'attaque de front à une comparaison entre les MAC et leurs homologues PC/Windows. C'est Hot Hardware qui s'y colle ici (en anglais).

Je ne détaillerais pas les comparaisons, les tableaux et autres détails; c'est argumenté, dépassionné, intelligemment écrit et présenté.

Mais je suis assez d'accord avec la conclusion qui conforte ma vision d'Apple, le B&o de l'informatique; pas le meilleur, mais assez bon pour éviter les critiques; plus cher, mais pas outrageusement pour la qualité offerte. Un luxe raisonnable, affiché dans une différence de bon gout.

En y réfléchissant bien, je viens de réaliser que si je suis en fait plutôt déçu de l'offre informatique actuelle, c'est que les fabricants de PC ne tentent pas d'investir ce segment qualité/prix (déjà bien occupé par Apple il est vrai) et ne fasse que dans la course au low cost ou à la puissance. Et en tant que libriste, je me demande si finalement Windows n'en serait pas la cause ?

C'est vrai, qui achèterait un presque MAC, presque aussi cher, mais équipé d'un Windows qui ne l'exploiterait pas aussi bien qu'un OS-X sur une machine Apple ?

A moins qu'une distribution Linux comme Ubuntu ... sur le matériel d'un grand constructeur asiatique ... ? Et si Canonical s'y lançait, s'ils le faisait ...

Notes

[1] Petite pique parfaitement volontaire et totalement assumée; après tout, c'est des amis ;-)

vendredi 19 novembre 2010

Étre présent sur le web; question d'actualité

Savez vous qu'il y a encore des consultants qui se demandent s'il faut ou pas disposer d'une présence sur Internet ?

J'exerce mon activité sous la forme du portage salarial. Ceci qui me vaut le plaisir de croiser des collègues consultants, exerçant dans des métiers très divers, mais portés par la même société que moi, lors de réunions comme le dernier Club des Consultants ITG d'Aquitaine qui s'est tenu le 15/11/10.

J'ai ainsi eu l'occasion d'animer ce jour là un atelier que j'ai intitulé "Étre présent sur le web", destiné à proposer un argumentaire et des pistes de réflexion, de façon synthétique, pour que chacun de mes collègues puisse trouver sa réponse à cette question.

Ceux qui n'ont pas pu être présent à l'atelier peuvent visualiser le support de présentation ci dessous, ou le télécharger sur SlideShare.

Commentaires et questions sont les bienvenus.

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