Technique

Une astuce, un How-To, une documentation, trouvée ici ou là, ou rédigé pour garder la trace d'une expérience; c'est le genre des billets qui viennent alimenter cette catégorie, dans l'espoir qu'ils soient l'objets d'échanges et d'enrichissement.

Si c'est le cas, ils finiront rédigés en dossiers, comme une mémoire destinée au partage, pour tous.

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vendredi 26 mars 2010

Renouvellement de matériel; le rapport

Je me suis enfin décidé à renouveler l'antique Médion 17" qui m'a fidèlement accompagné pendant de nombreuses années :

Medion 17"

D'abord pour des raisons de poids (lui, 3,5 Kg, son chargeur de plus de 800 gr, quelques stylo et un cahier, ça donne une sacoche de plus de 5 Kg), puis d'autonomie (le pauvre avait du mal à tenir 50 minutes sans réclamer son chargeur), de chauffe (la paume de ma main gauche ne pouvait plus se poser) et de fissures (les charnières de l'écran menacent de céder, des craquelures sont visibles dans l'aluminium).

Il va donc finir sa vie accompagné d'un clavier et d'une souris, en poste d'appoint semi-fixe, rôle que son écran (17", 1440x900) et sa puissance (AMD 64 et 2 Go de RAM) lui permettent de tenir très honorablement. Et si j'envisage ce recyclage avec autant de sérénité, c'est que le remplaçant que je lui ai choisi comble toute mes attentes.

Changement radical de catégorie, le remplaçant est un ACER 1810 TZ d'un rouge du plus bel effet, tel que celui-ci :

ACER 1810 TZ

Les raisons qui m'ont guidé dans mon choix sont banalement tirées de l'expérience acquise avec son prédécesseur; je recherchais donc :

  • une grande légèreté, quitte à la payer par une taille d'écran plus modeste,
  • une autonomie suffisante pour travailler durant un voyage (au moins 4 heures),
  • une parfaite compatibilité avec Linux, si possible sans efforts,
  • une puissance suffisante pour un usage professionnel.

Et, bien sûr, le plus petit prix possible; mes exigences étant bien plus élevées que mes moyens.

La phase de recherche, qui à durée près de deux mois, à surfer sur les comparateurs de prix et les sites de tests n'a pas grand intérêt. Au final, le choix d'ACER s'est imposé pour 2 raisons : sa série "Timeline" et son autonomie record, sans concurrence sur son créneau de prix (ça viendra surement), et la possibilité de se faire rembourser la licence Windows dont je n'ai que faire.

La dernière hésitation s'est jouée entre le 3410 et le 1810. N'ayant que faire du lecteur/graveur DVD du 3410, j'ai profité d'une affaire sur une version du 1810 équipée de 4Go de RAM (le 3410 était le plus souvent livré avec seulement 3 Go) pour basculer en sa faveur.

Tout a ensuite été très vite :

  • 24 février : Commande à CDiscount par internet, demande de livraison au magasin du Bouscat[1].
  • 26 février :
    • Courriel m'indiquant que le colis est arrivé au magasin, je passe le récupérer.
    • Coup de téléphone à ACER pour avoir un numéro de dossier,
    • Imprimer le dossier de demande de remboursement,
    • Le remplir avec les informations demandées (dont le N° de série),
    • Scanner et renvoyer par courriel tous les papiers demandés,
    • Remballer dans le carton d'origine le portable sans aucun accessoire,
    • Attendre le mail promis avec l'étiquette Chronopost pour renvoyer le portable.
  • 27 février : c'est samedi, rien.
  • 28 février : c'est dimanche, moins que rien.
  • 1er mars : Coup de téléphone à ACER pour savoir où en est l'envoi de l'étiquette.
    • Le service qui gère les retour n'est pas celui avec lequel j'ai eu des échanges de courriel, ils n'avaient pas mon adresse électronique (sic !)
    • Je donne mon adresse de courriel, étiquette reçue dans la minute.
    • Imprimer, découper, coller et porter le colis à Chronopost.
  • 2 mars :
    • Le suivi Chronopost m'indique que le portable est arrivé à Angers
    • Courriel d'ACER m'informant que le colis est bien arrivé dans leurs services
  • 3 mars :
    • Courriel d'ACER m'informant que mon portable "est désormais réparé" et prêt à repartir
    • Courriel de Chronopost m'informant de l'arrivée prochaine d'un colis en provenance de ... PACKARD BELL FRANCE

Le portable ACER revient de chez PACKARD BELL FRANCE

C'est donc le lendemain 4 mars à 9h30, que son périple achevé, mon nouveau PC portable est de retour chez moi, son disque dur vidé, l'étiquette de la licence Windows rapidement décollée (il reste des bouts de colle) mais le sticker indiquant qu'il est motorisé avec Windows 7 toujours présent. Comme je retire systématiquement tous ces stickers qui n'ont aucune utilité, il est éliminé avec les autres.

Pour le coup[2], et malgré le fait qu'il faille renvoyer la machine, ce qui est toujours un peu frustrant, je ne peux que saluer la rapidité de la procédure, si ce n'est sa simplicité.

Deux heures après son retour à la maison, il est fièrement en train de me demander mon mot de passe pour ouvrir ma session Gnome sur une Ubuntu Karmic Koala fraichement installée et mise à jour.

Le reste de la journée à été consacré, je l'avoue, à m'approprier mon nouvel ami; installer certains programmes qui ne font pas partie de la dotation de départ (Inkscape, Virtualbox, geany, etc.), modifier le thème par défaut pour supprimer ces stupides coins ronds et retrouver le thème Crux que j'affectionne ... mais dont je change la couleur pour un beau marron sombre, changer les configurations par défaut de tous les programmes que j'utilise ...
Bref, je n'ai fini que le lendemain de le mettre à ma main, un peu comme on brise des souliers neufs, pour y retrouver mes habitudes, ces réflexes qui font d'un ordinateur le prolongement performant de la pensée, bien plus qu'un simple outil maladroitement manipulé[3].

Après 4 semaines passées en sa compagnie au travail, en déplacement, dans les transports, à faire des présentations; je n'ai eu que des bonnes surprises :

  • L'autonomie, entre 4 heures 30 (avec wifi) et 6 heures (sans), je suis bluffé; et c'est très pratique.
  • Tout ce que j'ai testé fonctionne "out of the box"; le son, la webcam, la veille en fermant le portable, l'hibernation.
  • La gestion du double écran en sortie VGA externe, en multi-modes (clonage ou définitions différentes).

Pour un prix de 460 € ramené à 420 € en tenant compte du remboursement de Windows (40 € pour une licence Windows 7 Home Premium), c'est un appareil que je conseillerais bien volontiers si j'avais une meilleure visibilité sur sa qualité matérielle.

Je verrais bien à l'usage s'il est aussi fidèle que son prédécesseur.

Édition du 02/04/2010 : A peine un mois après le retour du PC, c'est un courrier, daté du 30 mars, et accompagné d'un chèque de 40 € qui me parvient, mettant un point final à cette opération.

Chèque de Remboursement de Windows, ACER

Le fait que ce soit un chèque manuscrit montre que trop peu de gens ont recours à cette procédure, même ceux qui y réinstalleraient la version de Windows dont ils disposent déjà, par le biais leur employeur, leur école ou leur université.
Force est pourtant de reconnaitre que la procédure mise en place par ACER est réellement opérationnelle, et qu'elle est mise en application sans mauvaise foi ni obstruction excessive.

À ceux qui seraient tentés de m'imiter, je conseille toutefois d'attendre un peu la sortie du ACER 1830 Timeline X, son successeur, qui promet un surcroit de performance, et qui sera probablement bientôt vendu à un prix similaire.

Notes

[1] Habitant Bordeaux, c'est plus pratique, moins couteux et moins aléatoire que de se faire livrer.

[2] J'ai encore un petit détail à régler avec ACER, qui va surement prendre beaucoup de temps; je souhaite upgrader mon BIOS, mais le programme de mise à jour ne fonctionne que sous Windows ...

[3] Bizarrement, j'ai constaté que je ne supporte quasiment jamais les configurations par défaut des programmes. J'ai déjà indiqué que j'ajoute à Firefox quelques extensions sans lesquelles il n'est pas plus supportable à mes yeux que son adversaire, mais je suis le premier étonné de voir que la plupart des personnes que je côtoie ont toujours dans leur traitement de texte le Times comme police par défaut, l'alignement à gauche des paragraphes standards, habitude anglo-saxonne, et moult petits détails qui peuvent se régler une fois pour toute, mais qu'ils préfèrent retoucher à chaque fois (quand ils le font !), les acceptant quasiment comme des contraintes inévitables, avec résignation. Au lieu d'imposer leur façon de voir le monde à la machine, ils se sont laissé imposer celle que le concepteur du système y avait placé, ils s'y sont adaptés, se laissant réduire à la vision d'un autre, comme s'il n'avaient pas de personnalité originale. Ils peuvent se glisser dans les chaussures d'un autre; moi, j'ai des ampoules au bout de dix pas ! Mieux que des pantoufles, mon PC doit m'aller comme une seconde peau.

mercredi 10 février 2010

Clonage de machine virtuelle

Récemment, à l'occasion d'une Install Party organisée à Bordeaux par l'ABUL, j'ai tenté d'aider le possesseur d'un MacBook à y installer une distribution Linux (Ubuntu Karmic Koala pour ne pas la nommer) sous la forme d'un machine virtuelle.

Lui même avait déjà essayé sans succès sur la base d'un Parallels Desktop[1] à la légalité douteuse et d'un CD-ROM un peu rétif, sans qu'il sache s'il s'agissait d'une mauvaise gravure ou d'un lecteur défaillant.

Après lui avoir fait comprendre tout l'intérêt qu'il avait à installer Virtualbox sur sa machine, l'avoir aidé à le faire (c'est tellement simple !), me voilà en train de faire une formation éclair à son utilisation sur un cas pratique : installer sa version d'Ubuntu dans une machine virtuelle. Hélas ! Après deux blocages successifs sur 2 CD-ROM différents, force est de constater que c'est probablement son lecteur qui défaille.

A ce stade, l'idée de prendre une machine virtuelle sur un autre PC et de la transférer sur le MAC en passant par une clé USB à germé dans nos esprits; mais deux problèmes se posent :

  • Les machines virtuelles que j'ai sur mon PC portable ont un certain vécu et ne sont pas "propres" (et elle contiennent en plus des données personnelles),
  • Les MAC n'ont pas un clavier "normal", et la distribution doit être installée en tenant compte de ce particularisme (même s'il est certainement possible de modifier le clavier après coup).

Il fallait donc créer une machine virtuelle neuve, y faire l'installation "comme si c'était sur MAC" avant de passer à la phase de transfert entre les deux machines.

Pendant les 20 à 30 minutes que dure cette opération, la discussion sur les bienfaits de la virtualisation se poursuit et, après avoir montré à quoi se résumait une machine virtuelle sur son hôte (un fichier XML pour la décrire et un conteneur VDI pour la stocker), cette personne me dit : "Alors, quand ce sera fini, il faudra juste copier ces fichiers sur mon MAC, et c'est tout ?".

J'ai failli répondre "Oui", ce qui dans le cas d'une machine virtuelle neuve entre deux hôtes qui ne se croiseront jamais sur le même réseau aurait été possible; mais pourquoi faire sans finesse ce qui peut être accompli avec élégance ?

J'ai alors expliqué que, par cette méthode, les machines virtuelles d'un certain age, qui ont pris de l'embonpoint dû à leur vécu et dépassent souvent quelques giga-octets, ne pourraient être aisément déplacées à l'aide d'une simple clé USB. Virtualbox propose des fonctions d'exportation et d'importation des machines virtuelles (bizarrement appelées "applications") dévolues à cet usage. On y accède depuis le menu principal.

Menu Import Export

Donc, Une fois sa machine virtuelle créée, je lance l'assistant d'exportation, la sélectionne, passe l'écran des paramètres en laissant les valeurs par défaut et valide le nom et l'emplacement proposé pour y stocker le résultat de l'exportation. Une barre de progression commence sa marche et quelques minutes après, nous nous trouvons face à trois fichiers :

  • un gros fichier suffixé '.vmdk' qui contient l'image de la machine virtuelle, compressée,
  • un fichier suffixé '.ovf' qui contient la description portable de la machine virtuelle[2],
  • un fichier suffixé '.mf' qui ne contient que la somme de contrôle des deux autres.

Et là où on constate immédiatement l'effet positif de cette exportation, c'est dans le gain de taille (d'un facteur 3) entre le fichier '.vdi' et le '.vmdk'.

Il ne reste plus qu'à transférer les trois fichiers vers le MAC et à procéder à l'importation, opération aussi simple que la précédente. Il suffit de désigner le fichier '.ovf' pour que les caractéristiques de la machine à importer soient prise en compte.

On peut à cette occasion modifier un certain nombre de paramètres relatif à la machine virtuelle, comme la taille de la mémoire dont elle disposera, ou son nom.

A noter, et c'est là le deuxième avantage qu'il y a à procéder de cette façon, que c'est cela permet de la cloner (c'est à dire, la réimporter sur la même machine que celle où elle a été créée), ce qui serait délicat par une simple copie de fichier. En effet, lors de l'importation, un nouveau disque, avec un nouvel UUID, est créé par Virtualbox; de même qu'une nouvelle adresse MAC est affectée à chaque carte réseau de la machine importée. Elle peut ainsi cohabiter[3] avec celle dont elle est issue.

Attention tout de même, il est impératif que lors de son exportation, l'adresse IP de la machine virtuelle ne soit pas fixe mais obtenue par son client DHCP. C'est rarement le cas des installations de type "poste de travail", mais c'est quelque chose à ne pas oublier si l'on veut se fabriquer une "appliance" de type "serveur LAMP" pour y tester des logiciels comme des CRM, des ERP ou d'autres.

L'anecdote se termine par un utilisateur satisfait d'avoir sur sa machine une Ubuntu toute neuve avec qui faire connaissance; qui sait s'il n'y viendra pas définitivement dans quelques temps ...

Notes

[1] Loin de moi l'idée de jeter la pierre à quiconque, mais force est de constater que l'un des avantages rarement relevé des logiciels libres est de ne pas pousser les utilisateurs dans l'illégalité. Parallels Desktop est probablement un bon produit, mais son prix le réserve à ceux qui savent qu'ils en ont l'usage, pas aux curieux dilettantes qui veulent juste comprendre ce qu'est la virtualisation et à quoi elle pourrait bien leur servir.

[2] Le suffixe '.ovf' signifie Open Virtualization Format et définit un format d'échange et de stockage de machines virtuelles (d'appliances) rassemblant entre autres VMWare, Citrix, IBM et Sun (Virtualbox) permettant un certain niveau d'interopérabilité entre les solutions des divers éditeurs.

[3] Attention, selon l'OS installé dans la machine virtuelle, le nombre d'instances pouvant être installées et lancées simultanément peut être sujet à des limitations.

samedi 16 janvier 2010

Flash 64 bits sur Ubuntu Karmic Koala

Depuis que mon PC principal est passé sous Ubuntu Karmic Koala, j'avais oublié de traiter le problème du player Flash qui n'est toujours pas livré en 64 bits natif sur cette distribution, alors qu'elle change de version de base pour Firefox (3.5 au lieu de 3.0) ce qui entraine une réinstallation du wrapper et du player.

J'ai donc entrepris de régler ce problème en reprenant la procédure que j'avais écrite dans un de mes précédents billets. J'ai constaté à cette occasion quelques modifications :

  • La version du plugin à évolué depuis ma dernière visite, c'est maintenant la 10.0.42.34 qui est proposée,
  • l'adresse pour télécharger l'archive sur le site d'Adobe à changée; il faut maintenant se rendre sur cette page.

J'ai donc légèrement corrigé la page contenant sa procédure d'installation pour refléter ces dernières informations.

N'hésitez pas à franchir le pas, j'ai constaté une légère amélioration de la réactivité selon le player intégré aux pages Web; que du bon.

dimanche 13 décembre 2009

Kernel update sur le Giada, un détail

Sur les distributions modernes, comme Ubuntu qui a ma préférence, les mises à jours de noyau sont relativement fréquentes. Elles sont devenues d'une grande banalité mais provoquent parfois quelques désagrément liés à la présence que le système de composants rapportés par des moyens sortant de ceux supportés par la communauté (ou le sponsor, Canonical dans le cas d'Ubuntu).

Lors de la dernière mise à jour de noyau, mon petit Giada m'a rappelé que j'avais été obligé d'installer les drivers de son circuit graphique, le ION, par un moyen détourné.

Lorsque j'ai voulu refaire cette installation, j'ai constaté qu'il y avait eut des changements qui ne permettaient pas d'arrêter le serveur X avec les manipulations du billet que j'avais écrit. Or, cet arrêt est la condition indispensable pour permettre la compilation du pilote.

Heureusement, il existe une méthode alternative simple, qui à l'avantage d'être la même que vous utilisiez Gnome ou KDE.

En fait, il s'agit simplement d'atteindre le run level 3 en partant d'un démarrage en recovery mode par un simple :

telinit 3

J'ai donc corrigé le dossier Giada Cube N3 pour prendre en compte ce changement.

dimanche 29 novembre 2009

Petit mais costaud

L'un des avantages que je trouve à l'utilisation des logiciels libres, c'est qu'ils s'améliorent avec le temps. Je veux dire par là qu'ils utilisent de moins en moins de ressources pour faire la même chose de mieux en mieux, et qu'il ne réclament davantage d'espace ou de puissance que pour rendre des services nouveaux, services qu'ils n'obligent personne à mettre en place et à utiliser. On trouve ainsi de nombreux PC vieillissants, faisant leur travail avec régularité et constance depuis plusieurs années, à peine dérangés par les mises à jours de sécurité.

Cela ne peut pas exister dans le monde des logiciels propriétaires, marché où constructeurs, fournisseurs et éditeur ont un intérêt commun au renouvellement rapide des équipements et des services associés. On a d'ailleurs longtemps soupçonné une collusion au sein du couple WinTel pour accélérer l'obsolescence des matériels et "pousser à la consommation" en rendant l'augmentation de puissance obligatoire, quitte à utiliser le gaspillage comme facteur multiplicateur de ce pseudo besoin.

Ainsi, lorsque je suis confronté au problème de renouvellement d'un PC, j'ai tendance à cherche une solution qui soit à la fois compatible avec Linux et bon marché. En effet, ces deux critères vont souvent de pair; les matériels derniers cri, les plus chers, étant souvent ceux qui posent le plus de problèmes à Linux. La solution consiste le plus souvent à assembler un PC avec la génération de matériel dont le prix vient juste de chuter pour laisser la place aux nouveautés. J'obtiens ainsi généralement un PC qui aurait été au top l'année précédente, mais vendu à un prix digne des soldes.

Tout cela pour dire que je fréquente rarement le rayon des nouveautés des grandes surfaces ou des enseignes spécialisées. Mais j'ai pourtant fait une exception, et je ne le regrette vraiment pas.

Depuis plus d'un an maintenant, le netbook est LE produit qui monte. J'en ai manipulé plusieurs, et très récemment j'ai pu en tester un doté de la dernière Ubuntu Netbook Remix. Le constat, selon mes seuls critères, est mitigé; si les performances de ces machines sont plus que largement suffisantes pour tous les usages que j'aurais d'un portable en mobilité, la taille de l'écran et surtout celle du clavier me les rendent aussi peu sympathique qu'un smartphone.

Aussi, lorsque j'ai vu qu'une gamme de machines à bas coût dénommées NetTop venait d'apparaitre dans le créneau des couteux PC Barebones, j'ai flairé une solution originale pour remplacer une tour vieillissante, bruyante et énergivore. L'offre des NetTop est encore peu étendue et peu variée; on discerne deux profils de machines. Les premières à être sorties sont équipées d'un processeur Intel Atom simple cœur et sont toutes livrées avec un Windows[1] pré-installé. Plus récemment, des machines sont apparues avec un Atom double cœur et un chipset graphique que nVidia à créé spécialement, le ION, dont les performances auraient été qualifiées d'époustouflantes il y a à peine 18 mois. Le plus beau étant que certaines de ces petites machines sont vendue nues et crues, c'est à dire sans OS, et même, pour celle que j'ai choisie, sans disque dur et sans mémoire !

Car j'ai craqué ! Je me suis offert chez Surcouf (où il est aussi appelé FunTwist Fiono 330) un petit boitier noir répondant au doux nom de Giada Cube N3 pour la modique somme de 169,90 €. Le voici en photo (celle ci, tirée du manuel d'installation, le montre en boitier blanc, le mien est noir) :

Giada Cube N3

Quelles sont les caractéristiques de ce petit PC ? Voilà l'essentiel :

  • Processeur Intel® Atom™ 330 1,60 GHz, double coeur, double thread
  • Chipset et circuit graphique NVIDIA® Ion™, Connectique HDMI et DVI
  • Slot mémoire pour 1 barrette SO-DIMM DDR2 en PC5300 (4Go maxi)
  • Emplacement pour 1 disque dur 2,5" S-ATA/II (Capacité maxi 500 Go)
  • Carte LAN Gigabit 1000/100/10 Mbps
  • Réseau WiFi 802.11 b/g (antenne à visser fournie)
  • Audio 7.1 sur sortie numérique optique S/PDIF et via la prise HDMI
  • Lecteur de cartes multi-formats (SD/SDHC/MMC)
  • I/O : 1 entrée micro jack, 1 sortie casque jack, 5 ports USB, 1 e-SATA

Faisons un rapide tour de ce qu'on trouve dans la boite lors du déballage :

  • le PC lui-même (dimensions 194 x 136 x 60 mm, poids 800 g)
  • l'alimentation 12V 5A
  • 1 adaptateur DVI > VGA
  • les manuels d'installation et d'utilisation (en francais)
  • une clé Allen (6 pans) pour ouvrir le boitier et monter les pieds

Quant aux prises pour les raccordements divers, on est plutôt bien servi, jugez en :

Giada Cube N3, connectique face arrière

Giada Cube N3, connectique dessus

Il m'a suffit de rajouter :

  • une barrette de mémoire SO-DIMM de 2 Go récupérée sur un portable (une barrette de marque Corsair ne coute que 42,90 € si j'avais dû l'acheter)
  • un disque dur 2 pouces et demi SATA de 160 Go (le moins cher que j'ai trouvé : 35,49 € pour un Western Digital "Scorpio Blue" 5400 tr/mn, 16 Mode cache)

J'ai branché un clavier, une souris et mon écran; et la suite des aventures fera l'objet d'un dossier qui reliera tous les billets futurs portant sur cette machine.

Il me faudra bien ça pour raconter toutes les (bonnes) surprises que me réservait ce petit boitier, et pour expliquer toutes les choses qui sont possibles et tous les tests qu'on a réalisé (je ne suis plus seul à jouer avec cette petite machine, d'autres commencent à m'imiter).

A suivre ...

Note

[1] Avant l'arrivée de Windows Seven, les conditions de Microsoft pour équiper ces machines de licences Windows XP imposaient de limiter la RAM à 1 Go et le processeur à un seul cœur.

mardi 24 novembre 2009

Agrandir un disque virtuel dynamique de VirtualBox

VirtualBox est un outil fantastique dont j'ai parlé plusieurs fois, notamment dans mon dernier billet. Il est simple d'utilisation, et met la virtualisation à la portée de tous, avec une interface graphique facile à prendre en main; une excellente traduction et une nombre impressionnant de sites proposant des tutoriels de qualité, dont beaucoup sont en français.

Cependant, il arrive parfois qu'on doive faire appel à cette satanée ligne de commande, chère aux geeks de tous poils, pour certaines tâches sortant un peu de l'ordinaire. Agrandir un disque virtuel prévu trop petit, même s'il est dynamique, est une de ces tâches, et elle est moins simple qu'il n'y parait.

En effet, rien n'est prévu pour réaliser cette opération. Il faut donc créer un nouveau disque plus grand, y transférer l'image de l'ancienne partition par clonage, agrandir la partition pour lui faire occuper tout l'espace du nouveau disque, tester, puis, si tout est bon, basculer définitivement.
Attention : ne supprimez pas le fichier contenant l'ancien disque avant d'être certain que le nouveau est pleinement opérationnel.

Définissons dans un premier temps les pré-requis de départ :

  • VirtualBox est installé et opérationnel (dans le cadre de ce tutoriel, la version utilisée est la 3.0.12)
  • La taille maximale d'origine du disque qui vous pose ce problème de taille est supérieure à 4 Go (les disques plus petits ne peuvent être agrandi par cette procédure)

On supposera aussi que ce disque virtuel réside dans l'emplacement par défaut : ~/.VirtualBox/HardDisks.
Voici maintenant comment il faut procéder :

1 - Création du nouveau disque de taille supérieure

Cette opération peut bien entendu être réalisée via l'interface graphique, mais comme nous avons choisi de jouer au geek, utilisons donc la commande suivante :

VBoxManage createhd --filename NouveauDisque.vdi --size 20000 --remember

Ceci va créer un nouveau disque dur dynamique d'une taille maximale de 20 Go (20000 Mo) qui prendra la forme du fichier ~/.VirtualBox/HardDisks/NouveauDisque.vdi (emplacement par défaut); l'option --remember ayant pour effet de référencer ce nouveau disque dans la liste des supports virtuels déclarés.

2 - Clonage de l'ancien disque vers le nouveau disque

Cette opération là ne peut pas être réalisée autrement qu'avec la commande suivante (les geeks ont donc raison, c'est plus puissant) :

VBoxManage clonehd AncienDisque.vdi NouveauDisque.vdi --existing

Bien entendu, vous devrez remplacer les noms AncienDisque.vdi et NouveauDisque.vdi par ceux qui conviennent dans votre cas, éventuellement en remplaçant le nom par le path explicite complet si ceux ci ne sont pas situés dans le répertoire par défaut.

3 - Attacher le nouveau disque à la place de l'ancien

Cette opération est certainement celle qui est la plus facile à réaliser avec l'interface graphique, mais continuons à jouer au geek et utilisons pour le faire les deux commandes suivantes; la première détache le 'vieux' disque, la seconde attache le nouveau, fraichement cloné :

VBoxManage modifyvm NomMachineVirtuelle --hda none
VBoxManage modifyvm NomMachineVirtuelle --hda NouveauDisque.vdi

4 - Agrandir la partition clonée pour occuper tout le nouveau disque

Pour réaliser cette opération il peut être nécessaire de vérifier dans la configuration de la machine dans quel ordre elle exploite ses ressources pour booter. En effet, cette opération ne doit pas être réalisée par VirtualBox lui même, mais requiers de lancer une outil dédié à ce genre de manipulation; GParted Live est une excellente idée, libre et gratuite, mais d'autres peuvent mieux vous convenir en fonction de vos habitudes (System Rescue CD, ou le live CD de votre distribution favorite).

Placez l'image ISO de l'outil de votre choix en source primaire de boot de votre machine virtuelle. Si j'ai l'image de GPartedLive dans mon home, la version ligne de commande sera :

VBoxManage modifyvm NomMachineVirtuelle --dvd ~/gparted-live-0.4.8-6.iso

Démarrez là, procédez à l'agrandissement de la partition en vous référant au manuel de l'outil que vous avez choisi; puis arrêtez votre machine.

5 - Tester le démarrage avec le nouveau disque

Retirez l'image ISO de votre lecteur de CD virtuel. Là encore, jouons là geek :

VBoxManage modifyvm NomMachineVirtuelle --dvd none

Normalement, une fois l'image ISO retirée, le nouveau disque devrait redevenir celui sur lequel se fait le démarrage. Vous pouvez toujours vérifier dans la configuration de la machine, deux précautions valent mieux qu'une.

Démarrez la machine virtuelle et vérifiez que tous ce passe normalement. Contrôlez que l'espace disponible est maintenant conforme à la nouvelle taille définie au départ et que l'opération qui vous a amené à devoir agrandir votre disque peut maintenant s'exécuter sans se plaindre d'un manque de place.

6 - Éliminer l'ancien disque dur

Lorsque tous ces contrôles sont positifs et que vous êtes vraiment sûr que l'ancien disque ne vous est plus d'aucune utilité, vous pouvez le retirer de la liste des supports virtuels et détruire le fichier qui le contenait. C'est très simple à faire avec l'interface graphique de VirtualBox, mais puisque nous avons choisi d'être geek, allons jusqu'au bout :

VBoxManage closemedium disk AncienDisque.vdi

Et pour l'effacer (sous réserve qu'il soit situé dans son emplacement par défaut)

rm ~/.VirtualBox/HardDisks/AncienDisque.vdi

Voilà, c'est tout. Votre machine virtuelle est prête pour de nouvelles aventures.

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