vendredi 19 novembre 2010

Étre présent sur le web; question d'actualité

Savez vous qu'il y a encore des consultants qui se demandent s'il faut ou pas disposer d'une présence sur Internet ?

J'exerce mon activité sous la forme du portage salarial. Ceci qui me vaut le plaisir de croiser des collègues consultants, exerçant dans des métiers très divers, mais portés par la même société que moi, lors de réunions comme le dernier Club des Consultants ITG d'Aquitaine qui s'est tenu le 15/11/10.

J'ai ainsi eu l'occasion d'animer ce jour là un atelier que j'ai intitulé "Étre présent sur le web", destiné à proposer un argumentaire et des pistes de réflexion, de façon synthétique, pour que chacun de mes collègues puisse trouver sa réponse à cette question.

Ceux qui n'ont pas pu être présent à l'atelier peuvent visualiser le support de présentation ci dessous, ou le télécharger sur SlideShare.

Commentaires et questions sont les bienvenus.

mercredi 3 novembre 2010

IE9, invité de l'école des fans

Ça a fait le tour du web depuis 48h :

  • MacPlus : Explorer 9 : premier sur l’HTML5
  • ZDNet : Conformité avec le HTML 5 : Internet Explorer 9 devance les autres navigateurs
  • 01Net : IE9 en tête des premiers tests HTML 5 du W3C

Alors ? Microsoft de nouveau leader ? Le croire serait aller un peu vite en besogne.

Ce que tout le monde à noté, c'est que le test pris en considération était particulièrement bien ciblé. Je cite MacPlus (qui cite Wired) :

"En revanche, d’autres éléments de l’HTML5 n’ont pas encore été testés, comme les animations SVG, le glisser/déposer ou le stockage en local. Et d’après Wired, Explorer 9, auquel il manque le support de nombreuses fonctions CSS3, serait tombé au combat loin de ses camarades si le W3C avait creusé plus loin."

D'ailleurs, le W3C rappelle que le HTML5 est encore en cours de spécification et ne cache pas la nature partielle de ce premier jeu de test.

En créant autant de tests que de navigateurs et en les ciblant de la bonne façon, il est probable que chacun ressorte premier au moins une fois.
Comme à l'École des Fans : Tout le monde a gagné !
Ou l'art de faire dire tout et n'importe quoi aux chiffres pour faire du Buzz.

Il n'empêche, tout le monde attend beaucoup d'IE9. Une réussite signerait la fin des applications legacy spécifiques à IE6, voire IE5, qui sclérosent les SI de presque toutes les grandes entreprises.

Donc, au final, il y aura du travail pour les refaire, si possible dans le respect des normes[1], donc avec une ouverture à plus de concurrence (c'est toujours bon pour les prix), et un créneau tout trouvé pour le Libre et sa tendance naturelle à la pérennité (formats ouverts, respect des normes, etc.)

Et pour le DSI, une baisse des coûts de développement de projets qui n'auraient plus à gérer X spécificités mais une seule norme. Un gain estimé de -60% sur l'interface des sites (le fameux Ajax), c'est presque -20% sur l'addition totale d'un intranet, et un gain plus diffus mais réel sur le testing et la maintenance à moyen et long terme.

En conclusion : Merci Firefox ! Merci Chrome ! Sans la magistrale gifle qu'ils ont représenté pour Microsoft, le Web en serait encore au paléo-pathétique IE5.

Notes

[1] C'est qu'il ne faudrait pas tomber deux fois dans le même piège des technologies propriétaires qui ne sont pas normalisées. Bizarrement, l'aveu par Microsoft de la mise en retrait de Silverlight au profit du HTML5 est restée plus discret; Tom's Hardware en parle (en français), comme ZDNet US, ou ce site relevant les twits d'employés de Microsoft qui parlent de guerre interne entre projets (Silverlight, WPF, IE9).

jeudi 28 octobre 2010

Carte Musique Jeunes : le compte n'est pas bon

Bon, on va dire que j'ai l'esprit tordu, mais qu'importe !

Imaginons que je sois Mr Universal.

  • Je me commande une carte jeune avec l'émail "DTC_00001@hotmail.com"
  • Je paye 25 € TTC de ma poche gauche (État 1er gagnant : 4.5 € de recette fiscale)
  • Je m'achète 50 euros TTC de n'importe quoi sur mon site
  • Je me paye ma facture avec la carte précédemment obtenue
  • L'état récupère la TVA sur 50 euros (État encore gagnant : 9 € de recette fiscale)
  • Le reste rentre dans ma poche droite (Universal 2ème gagnant de 41 € HT)
  • Je retire l'investissement de départ de l'opération (20.5 € HT ou 25 € TTC ?[1])
  • Je recommence avec "DTC_00002@hotmail.com"

Bilan (pour chaque tour de manège)

  • État : Recette fiscale : +13.5 € (ministère des finances), Subvention : -25 € (ministère de la culture)
  • Universal : cout de production : 0 €, Chiffre d'affaire HT : 41 €, Frais d'opération TTC ; 25 €

En résumé

  • État = -11.5 €
  • Universal = +16 €
  • Consommateur/Contribuable : 27.5 € à sortir pour alimenter un seul tour du manège ...

Je demande l'aide d'un comptable pour m'expliquer où j'ai fait une erreur; merci d'avance.

Ah, et sinon, il y a la carte J'aime la Musique, de Jamendo, qui coute 0 €, subvention du contribuable incluse, et vous donne le droit de télécharger librement 40000 titres et de les partager avec vos amis, légalement.

Carte J'aime la musique - Jamendo

Notes

[1] Ne sachant s'il était possible de récupérer la TVA sur l'achat de la carte, j'ai choisi de considérer le montant TTC, cas le plus défavorable pour Mr Universal.

mercredi 20 octobre 2010

Microsoft l'affirme : "Google avait raison !"

Et il faut lire entre les lignes de ces virtuoses de la communication, pas une fois le nom de l'ogre concurrent n'apparait dans l'annonce officielle d'Office 365.

Bon, ça n'a pas du être facile, mais ils ont quand même été obligé de ravaler leur arrogance et doivent maintenant se lancer dans la poursuite du leader, avec l'infâmant dossard de l'outsider.

J'en connais par contre un qui jubile : Louis Naugès[1], que je lis régulièrement sur ce sujet qu'il maitrise. Il y voit la consécration d'un modèle qu'il défend par "jet de l'éponge" de l'adversaire principal.

Je vous laisse découvrir en détail la FAQ du site de Microsoft. L'offre est une copie morcelée de celle de Google, à laquelle une grille de tarification tellement complexe qu'on la croirait sortie de l'esprit de Larry Ellisson[2] est attachée, certainement pour permettre de la présenter de façon à la fois plus chère et plus avantageuse; du marketing de haute volée.

Bon, optimiste de nature, je me dis que la concurrence sérieuse va bénéficier au client, avec une amélioration de la qualité des produits et une augmentation des fonctionnalités de l'offre. Après tout, regardez l'exemple de Firefox. La qualité des navigateurs n'a jamais été aussi bonne, et leur nombre aussi important, que depuis qu'il a fait son trou. Jamais la courbe d'amélioration et d'innovation n'a été aussi forte, et tout cela au bénéfice de tous.

Enfin, de tous ... de ceux qui lèvent la tête et regardent plus loin que le nœud de cravate du commercial de leur fournisseur habituel venu leur faire signer le "Bon pour Impôt" justifié par la nouvelle version du truc-machine-bidule dont ils ne comprennent pas l'utilité mais dont le nœud de cravate leur a assuré que c'était bien pour eux.

Je termine avec une brève de comptoir (ou de machine à café) entre deux techniciens de helpdesk :

  • "T'as vu, la prochaine version d'Office est 'on the cloud'; c'est Office 365 !"
  • "Eh ben, si c'est le nombre de plantages par an, ils ont fait de sacrés progrès par rapport à Office 2010 !"

Notes

[1] Je rappelle que le blog de Louis Naugès fait partie de ces "saines lectures" que je vous recommande depuis plusieurs mois.

[2] Larry Ellisson est le patron d'Oracle, société connue pour avoir une politique de licence et de tarification aussi alambiquée que changeante, ce qui leur coûte annuellement une fortune en formation pour leur commerciaux :)

vendredi 8 octobre 2010

Bing vient se cultiver à la BNF

Fiction :

Un ami, qui donc connait mes convictions éthiques, m'appelle au téléphone pour me signaler que Microsoft vient de placer son moteur, Bing, là où Google avait été éconduit avec peu de ménagement : sur le fond Gallica de la BNF.
Pendant qu'il me lit l'article, la liaison se dégrade, rendant une partie du discours inaudible; voilà ce que j'entends :

"Cet accord ... est le fruit d'un long travail avec ... président de la BNF ..."

Je ne sais pas si ce sont les parasites, mais j'ai l'impression d'entendre le bruit des liasses de billets qu'on compte. Je me fais plus attentif, intrigué.

"Il marque une étape ... notre vision de la recherche sur internet en France : la collaboration ... dans le respect de ... la propriété intellectuelle et du développement de la société ... Steve Ballmer ... très heureux ...

Une petite goute froide coule le long de mon dos. Que déduire de ce que je viens d'entendre ?

Fin de la fiction.

En fait, j'ai moi même lu l'article original, en entier; il est factuel; rien à redire[1].

Mais, est-ce que je suis un peu lassé de toutes ces communications tonitruantes ? Suis-je le seul de leur trouver un coté tellement décalés dans leur coté 'bisounours' avec la peu reluisante réalité des procès innombrables, véritable billard judiciaire multi-bandes ?

Le fait est qu'à force de chercher à redresser les discours officiels pour les lire entre les lignes, je fini par ne plus croire 'sur parole', par chercher à 'recouper les sources', je me rend compte que je fini par faire le boulot d'un journaliste(dur labeur, au passage), alors que je souhaité simplement être son lecteur.

Heureusement que je lis principalement des articles techniques, je n'ose pas imaginer les affres qui seraient les miens si mes lectures étaient plus ... politiques.

Notes

[1] D'ailleurs, et j'espère que l'auteur (Olivier Chicheportiche) ne m'en tiendra pas rigueur, mais je dois à la vérité de transcrire ici sans altération le passage que je me suis amusé à saucissonner. Je cite : "Cet accord avec la BNF, le premier du genre pour Microsoft, est le fruit d'un long travail avec Bruno Racine (président de la BNF) et ses équipes. Il marque une étape décisive dans la concrétisation de notre vision de la recherche sur internet en France : la collaboration avec les institutions et partenaires français dans le respect de leur identité, de la propriété intellectuelle et du développement de la société de la connaissance", commente Steve Ballmer, patron de Microsoft, très heureux d'avoir damé le pion à Mountain View.

vendredi 17 septembre 2010

Le plugin Flash 64bits enfin à jour

Depuis longtemps, chaque mise à jour de Firefox m'indiquait que mon plugin Flash était obsolète et devait rapidement être mis à jour. Hélas, Adobe n'avait pas daigné produire une version 64 bits corrective de son plugin depuis près de 9 mois que la 10.0 r45 avait été produite.

Est-ce la sortie imminente d'IE9 qui à fait accélérer les choses ? Toujours est-il qu'une nouvelle version répondant au doux nom de code "Square" vient d'être mise à disposition sur le site Adobe Labs.

Si vous avez installé comme moi la version précédente proposée par les Adobe Labs, la mise à jour du système est on ne peut plus simple. D'abord, il convient de télécharger l'archive contenant le plugin en suivant ce lien[1] :
Download plug-in for 64-bit Linux (TAR.GZ, 4.1 MB)

L'archive reçue est un fichier nommé flashplayer_square_p1_64bit_linux_091510.tar.gz) qui est normalement placée dans votre répertoire ~/Téléchargements. [2]

Ouvrez un terminal et allez dans le répertoire où se trouve la version actuelle du plugin. Normalement, celui ci se présente sous la forme d'un fichier nommé libflashplayer.so situé dans le répertoire /usr/lib/mozilla/plugins.

$ cd /usr/lib/mozilla/plugins
$ ls -l libflashplayer.so
-rw-rw-r-- 1 root root 9570824 2010-01-27 06:05 libflashplayer.so

Sauvegardez le plugin actuel (on n'est jamais trop prudent) et décompressez l'archive pour en extraire la nouvelle version.

$ sudo mv libflashplayer.so libflashplayer.old
$ sudo gzip -dc ~/Téléchargements/flashplayer_square_p1_64bit_linux_091510.tar.gz | sudo tar xf -
$ ls -l libflashplayer.so
-rw-rw-r-- 1 root root 10601968 2010-09-04 01:17 libflashplayer.so

Relancez Firefox et, en tapant "about:plugins", vous pourrez contrôler que c'est bien cette version qui est active; elle porte le numéro de version 10.2 d161.

Notes

[1] Ou depuis la page d'Adobe Labs; je n'ai fait que le reproduire ici.

[2] Si ce n'est pas le cas, adaptez les commandes suivantes à la localisation de l'archive.

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