vendredi 22 janvier 2010

Aux armes, Internautes !

Si, comme le dit crûment Tristan Nitot, l'année 2009 n'aura pas été des plus agréables, force est de constater que l'année 2010 qui s'annonce ne démarre pas sous les meilleurs hospices.

Le travail de sape entreprit depuis de long mois par les tenants des brevets logiciels auprès des membres de la commission européenne entre dans une phase critique; et une nouvelle pétition circule pour tenter de peser de tout le poids des citoyens européens contre les manœuvres d'une industrie qui ne recule devant rien pour étouffer toute créativité ne venant pas d'elle et n'entrant pas dans ses plans marketing. Je m'apprêtais à écrire un billet sur ce sujet, important s'il en est, pour expliquer la raison de mon soutien aux opposants à ce texte, que l'actualité m'a rattrapé.

A peine avais-je signé cette pétition et, pour l'occasion, inauguré une rubrique de 'Nobles Causes' par le bandeau du site Stop Software Patents (sur lequel je vous invite à cliquer à la fin de votre lecture) que de bien des endroits du Net, une rumeur inquiétante s'est répandue comme une trainée de poudre : la Quadrature du Net est en danger.

Cette association, qui depuis deux ans veille au grain sur les questions de libertés individuelles, de neutralité des réseaux et sur bien d'autres menaces qui pèsent sur notre futur numérique, rencontre des problèmes financiers. De nombreuses voix s'élèvent et battent le rappel des internautes pour soutenir ceux qui sont en première ligne pour défendre leurs droits, présents et futurs. Florilège :

Et aussi Numérama, Le Journal du Geek, FreeNews et beaucoup d'autres se font l'écho de cet appel, pour que ceux qui mènent cette véritable guerre ne viennent pas à manquer de nerfs.

Le bandeau situé à gauche vous téléportera sur leur site, mais pensez à passer d'abord par la page destinée à recueillir votre soutien.

samedi 16 janvier 2010

Flash 64 bits sur Ubuntu Karmic Koala

Depuis que mon PC principal est passé sous Ubuntu Karmic Koala, j'avais oublié de traiter le problème du player Flash qui n'est toujours pas livré en 64 bits natif sur cette distribution, alors qu'elle change de version de base pour Firefox (3.5 au lieu de 3.0) ce qui entraine une réinstallation du wrapper et du player.

J'ai donc entrepris de régler ce problème en reprenant la procédure que j'avais écrite dans un de mes précédents billets. J'ai constaté à cette occasion quelques modifications :

  • La version du plugin à évolué depuis ma dernière visite, c'est maintenant la 10.0.42.34 qui est proposée,
  • l'adresse pour télécharger l'archive sur le site d'Adobe à changée; il faut maintenant se rendre sur cette page.

J'ai donc légèrement corrigé la page contenant sa procédure d'installation pour refléter ces dernières informations.

N'hésitez pas à franchir le pas, j'ai constaté une légère amélioration de la réactivité selon le player intégré aux pages Web; que du bon.

samedi 2 janvier 2010

Bonne Année 2010

Période creuse pour ce blog, mais intense sur le plan personnel, que ces fêtes de fin d'année.

Alors aux lecteurs de passage que je n'oublie pas, j'envoie tous mes vœux de réussite, de bonheur, de santé et de tout ce qui à de l'importance à leur yeux pour cette nouvelle année qui commence.

Santé, Bonheur et Prospérité !

A bientôt.

samedi 19 décembre 2009

Les usages que Free prévoit avec sa licence

C'est officiel, Free vient de décrocher la fameuse quatrième licence 3G.

Dans un billet écrit voilà trois mois : Que va faire Free de sa licence ?, je me prenais à espérer de la part de Free un usage de cette licence qui corresponde à mes besoins, présents, mais surtout futurs.

Je viens de lire la décision de l'ARCEP qui, pour motiver son choix, lève un peu le voile sur ce à quoi Free s'est engagé. De là à déflorer en partie son futur modèle économique, il n'y a que quelques pas que je vous propose de franchir ensemble.

La neutralité du réseau, enfin

J'en était presque sûr (du moins, je l'espérais très fort), Free, qui a une culture réseau, sait combien sa neutralité est importante. Ils vont vendre de la connexion, avec des limites peut-être, mais dans le volume et le débit, pas dans le temps. Et les usages seront libres, pas bridés.

Que leur importe ce que vous faites du volume de données que vous avez acheté dans votre forfait ? Vous voulez faire de la VOIP avec ? Allez-y, le volume est payé, et ça ne menace pas le modèle économique qui n'est pas basé sur la vente de temps. D'autant que si c'est possible, le réseau Wifi sera utilisé à la place du réseau GSM. C'est souvent le cas des citadins lorsque ils sont chez eux; ils seront joint grâce à la couverture de la Box la plus proche. Cette économie d'échelle est confirmée plus loin dans le document de l'ARCEP.

De même, cette neutralité permettra de voir se développer des plateformes de service indépendantes des opérateurs. Fini le communautarisme qui interdit de composer sa palette de services en les achetant à droite, à gauche. Verra-t-on ainsi la fin de la télé d'Orange qui pourrait intéresser les abonnés d'autres réseaux mais qui leur reste interdite; de Vodafone Live, pré carré de SFR. Peut-être cette ouverture forcera-t-elle la main à une dissociation entre fournisseur de contenu et de tuyau, comme la télévision par ADSL, qui à fini pas s'imposer.

Toutes les plateformes de services pour mobile seront accessibles si elles le veulent bien. Google ayant la même approche sera surement de la partie; ce qui me fait espérer des terminaux basés sur Android. Combien d'autres seront volontaires pour laisser entrer des clients ? Y aura-t-il encore des fournisseurs mixtes cherchant à faire de la rétention de contenus pour protéger leurs tuyaux, prenant ainsi le risque du piratage, avec une perte qui serait alors sèche et totale ?

Convergence mobile-box

J'en rêvais, ils prévoient de le faire ! Les terminaux capable de communiquer en Wifi seront paramétrés pour faciliter l’établissement d’une connexion à un réseau WiFi (chaque Freebox pourrait servir de relai WiFi). Avec le temps, Free pourrait installer des hotspots dédiés dans les lieux publics et intégrer des femtocellules dans les Freebox.

Quand on sait qu'une étude du cabinet Accenture de 2008 révélait que 47% des utilisateurs de mobile estimaient que le fixe aurait disparu en 2010; et plus des trois quarts y voyaient un moyen de leur simplifier la vie. Peut-être que les numéros de téléphone IP (avec un préfixe en 09) seront ceux des premiers "abonnés convergents", permettant un numéro unique Fixe-Mobile, ce qui, toujours d'après cette étude, est le souhait de 57% de la population.

La fin d'une "vente liée" avec une posture éco-responsable

On apprend aussi que, contrairement à l'usage actuel, Free Mobile ne prévoit pas de subventionner les terminaux. Il choisi de proposer des terminaux à prix coûtant avec possibilité d’étaler le paiement sur plusieurs mois.

Le client que je suis va enfin pouvoir comparer le prix des téléphones proposés par Free avec celui des terminaux hors pack que proposent les opérateurs actuels. Les tarifs pratiqués sont souvent tellement prohibitifs qu'on en vient à se demander s'ils ne sont pas simplement destinés à dissuader le client d'acheter autre chose qu'un forfait. En pouvant comparer, on en aura le cœur net.

Et de souligner encore : En général, le tarif des offres actuelles ne diminue pas au delà de la période d’engagement initial, alors que le téléphone est intégralement payé, dévoilant ainsi l'une des plus grosses sources de revenus des trois opérateurs d'aujourd'hui.

Enfin, Free rajoute que cette dissociation incitera l’utilisateur à adopter une attitude rationnelle quant à la fréquence de renouvellement de son terminal. Au lieu de pousser à une obsolescence rapide, transformant des appareils parfaitement fonctionnels en déchets pas toujours bien recyclés, on peut espérer que la durée d'usage se trouvera allongée, approchant la durée de vie, et favorisant le développement durable.

Vivement 2012 !

Hélas tout cela ne va pas se faire demain matin. Les estimations sont que les premières offres soient commercialisées à partir du début de 2012. Il est donc plus que jamais important de ne pas souscrire un abonnement avec un engagement de plus de 12 mois à l'heure actuelle. Et si vous êtes amené à envisager un renouvellement, faites en sorte que votre terminal tout neuf permette le Wifi et tous les autres services que Free va proposer : La quasi-totalité des services multimédias développés par Free pour ses abonnés haut débit fixe sera disponible sur les mobiles.

Il ne reste plus qu'à attendre en observant la contre offensive des trois opérateurs en place, qui ne va pas tarder à s'organiser.

Sources : Outre la décision de l'ARCEP déjà citée, des éléments proviennent de l'excellente synthèse de Nil Sanyas sur PC Inpact que je félicite au passage et dont je ne saurait trop vous recommander la lecture.

dimanche 13 décembre 2009

Kernel update sur le Giada, un détail

Sur les distributions modernes, comme Ubuntu qui a ma préférence, les mises à jours de noyau sont relativement fréquentes. Elles sont devenues d'une grande banalité mais provoquent parfois quelques désagrément liés à la présence que le système de composants rapportés par des moyens sortant de ceux supportés par la communauté (ou le sponsor, Canonical dans le cas d'Ubuntu).

Lors de la dernière mise à jour de noyau, mon petit Giada m'a rappelé que j'avais été obligé d'installer les drivers de son circuit graphique, le ION, par un moyen détourné.

Lorsque j'ai voulu refaire cette installation, j'ai constaté qu'il y avait eut des changements qui ne permettaient pas d'arrêter le serveur X avec les manipulations du billet que j'avais écrit. Or, cet arrêt est la condition indispensable pour permettre la compilation du pilote.

Heureusement, il existe une méthode alternative simple, qui à l'avantage d'être la même que vous utilisiez Gnome ou KDE.

En fait, il s'agit simplement d'atteindre le run level 3 en partant d'un démarrage en recovery mode par un simple :

telinit 3

J'ai donc corrigé le dossier Giada Cube N3 pour prendre en compte ce changement.

dimanche 29 novembre 2009

Petit mais costaud

L'un des avantages que je trouve à l'utilisation des logiciels libres, c'est qu'ils s'améliorent avec le temps. Je veux dire par là qu'ils utilisent de moins en moins de ressources pour faire la même chose de mieux en mieux, et qu'il ne réclament davantage d'espace ou de puissance que pour rendre des services nouveaux, services qu'ils n'obligent personne à mettre en place et à utiliser. On trouve ainsi de nombreux PC vieillissants, faisant leur travail avec régularité et constance depuis plusieurs années, à peine dérangés par les mises à jours de sécurité.

Cela ne peut pas exister dans le monde des logiciels propriétaires, marché où constructeurs, fournisseurs et éditeur ont un intérêt commun au renouvellement rapide des équipements et des services associés. On a d'ailleurs longtemps soupçonné une collusion au sein du couple WinTel pour accélérer l'obsolescence des matériels et "pousser à la consommation" en rendant l'augmentation de puissance obligatoire, quitte à utiliser le gaspillage comme facteur multiplicateur de ce pseudo besoin.

Ainsi, lorsque je suis confronté au problème de renouvellement d'un PC, j'ai tendance à cherche une solution qui soit à la fois compatible avec Linux et bon marché. En effet, ces deux critères vont souvent de pair; les matériels derniers cri, les plus chers, étant souvent ceux qui posent le plus de problèmes à Linux. La solution consiste le plus souvent à assembler un PC avec la génération de matériel dont le prix vient juste de chuter pour laisser la place aux nouveautés. J'obtiens ainsi généralement un PC qui aurait été au top l'année précédente, mais vendu à un prix digne des soldes.

Tout cela pour dire que je fréquente rarement le rayon des nouveautés des grandes surfaces ou des enseignes spécialisées. Mais j'ai pourtant fait une exception, et je ne le regrette vraiment pas.

Depuis plus d'un an maintenant, le netbook est LE produit qui monte. J'en ai manipulé plusieurs, et très récemment j'ai pu en tester un doté de la dernière Ubuntu Netbook Remix. Le constat, selon mes seuls critères, est mitigé; si les performances de ces machines sont plus que largement suffisantes pour tous les usages que j'aurais d'un portable en mobilité, la taille de l'écran et surtout celle du clavier me les rendent aussi peu sympathique qu'un smartphone.

Aussi, lorsque j'ai vu qu'une gamme de machines à bas coût dénommées NetTop venait d'apparaitre dans le créneau des couteux PC Barebones, j'ai flairé une solution originale pour remplacer une tour vieillissante, bruyante et énergivore. L'offre des NetTop est encore peu étendue et peu variée; on discerne deux profils de machines. Les premières à être sorties sont équipées d'un processeur Intel Atom simple cœur et sont toutes livrées avec un Windows[1] pré-installé. Plus récemment, des machines sont apparues avec un Atom double cœur et un chipset graphique que nVidia à créé spécialement, le ION, dont les performances auraient été qualifiées d'époustouflantes il y a à peine 18 mois. Le plus beau étant que certaines de ces petites machines sont vendue nues et crues, c'est à dire sans OS, et même, pour celle que j'ai choisie, sans disque dur et sans mémoire !

Car j'ai craqué ! Je me suis offert chez Surcouf (où il est aussi appelé FunTwist Fiono 330) un petit boitier noir répondant au doux nom de Giada Cube N3 pour la modique somme de 169,90 €. Le voici en photo (celle ci, tirée du manuel d'installation, le montre en boitier blanc, le mien est noir) :

Giada Cube N3

Quelles sont les caractéristiques de ce petit PC ? Voilà l'essentiel :

  • Processeur Intel® Atom™ 330 1,60 GHz, double coeur, double thread
  • Chipset et circuit graphique NVIDIA® Ion™, Connectique HDMI et DVI
  • Slot mémoire pour 1 barrette SO-DIMM DDR2 en PC5300 (4Go maxi)
  • Emplacement pour 1 disque dur 2,5" S-ATA/II (Capacité maxi 500 Go)
  • Carte LAN Gigabit 1000/100/10 Mbps
  • Réseau WiFi 802.11 b/g (antenne à visser fournie)
  • Audio 7.1 sur sortie numérique optique S/PDIF et via la prise HDMI
  • Lecteur de cartes multi-formats (SD/SDHC/MMC)
  • I/O : 1 entrée micro jack, 1 sortie casque jack, 5 ports USB, 1 e-SATA

Faisons un rapide tour de ce qu'on trouve dans la boite lors du déballage :

  • le PC lui-même (dimensions 194 x 136 x 60 mm, poids 800 g)
  • l'alimentation 12V 5A
  • 1 adaptateur DVI > VGA
  • les manuels d'installation et d'utilisation (en francais)
  • une clé Allen (6 pans) pour ouvrir le boitier et monter les pieds

Quant aux prises pour les raccordements divers, on est plutôt bien servi, jugez en :

Giada Cube N3, connectique face arrière

Giada Cube N3, connectique dessus

Il m'a suffit de rajouter :

  • une barrette de mémoire SO-DIMM de 2 Go récupérée sur un portable (une barrette de marque Corsair ne coute que 42,90 € si j'avais dû l'acheter)
  • un disque dur 2 pouces et demi SATA de 160 Go (le moins cher que j'ai trouvé : 35,49 € pour un Western Digital "Scorpio Blue" 5400 tr/mn, 16 Mode cache)

J'ai branché un clavier, une souris et mon écran; et la suite des aventures fera l'objet d'un dossier qui reliera tous les billets futurs portant sur cette machine.

Il me faudra bien ça pour raconter toutes les (bonnes) surprises que me réservait ce petit boitier, et pour expliquer toutes les choses qui sont possibles et tous les tests qu'on a réalisé (je ne suis plus seul à jouer avec cette petite machine, d'autres commencent à m'imiter).

A suivre ...

Note

[1] Avant l'arrivée de Windows Seven, les conditions de Microsoft pour équiper ces machines de licences Windows XP imposaient de limiter la RAM à 1 Go et le processeur à un seul cœur.

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