Détente

Parce qu'il ne faut jamais réduire l'existence aux choses sérieuses, sous peine de les rendre tristes, Il reste nécessaire de s'évader de temps à autre.

Les billets de cette catégorie retracent certain de ses moments où je m'accorde un inaliénable droit au plaisir. Ouvrons des parenthèses ...

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mardi 13 décembre 2011

The Rocket is on the launch pad

C'est par ce tweet que Xavier Niels, le patron de Free vient de fêter la validation par l'ARCEP du taux de couverture de son réseau, sorte de sésame lui ouvrant les portes du "Club des Trois", où il semble bien décider à aller jouer au D'Artagnan.

Je n'aurai donc plus très longtemps à attendre pour savoir si l'idée (le rêve ?) que je me fais de ce que doit être un opérateur de connectivité mobile est proche de celle de Free.

Depuis ce post, il y a plus de deux ans, je prévois, je suppose, je rêve de cet offre qui sera, sans nul doute conforme à mes attentes.

Et si je ne me suis pas aventuré à parler de tarifs (ils sont condamnés à être attractifs), j'ai petit à petit tracé les contours de mon forfait idéal, de ma solution, plus basée sur la connectivité permanente que sur de l'illimité qui ne pourra jamais en être vraiment[1].

Je la rêve, cette offre du best effort, bien dans l'esprit des réseaux et d'internet, loin du marketing fumeux des promesses intenables, cette offre avec un fair use fait pour les fair users[2], permettant de profiter au mieux d'internet et de toutes ses possibilités (VoIP incluse) partout, en tout temps et en tout lieu, en utilisant la solution technique la plus pratique pour l'opérateur (2G, 3G, 4G, WiFi, que sais-je), qui lui permet de maximiser ses marges à service égal : un contrat gagnant-gagnant, à lui le comment, à moi le pourquoi, le quand et le combien étant forfaitairement réglés (tout le temps et autant que possible étant la traduction directe de permanent et de best effort).

La fusée est sur sa rampe de lancement, va-t-elle atteindre sa cible ?

Pan !

Alors, Je rêve ? Plus que quatre semaines à attendre, trois, deux, un ...

Notes

[1] Qui a dit que seul un économiste est assez fou pour croire que la croissance infinie est possible dans un monde fini ?

[2] Merci de me permettre ce néologisme pour parler de ceux qui usent avec fair play, j'en suis.

mercredi 9 septembre 2009

Trier le vrac pour trouver des perles

Au hasard des informations qui tombent dans mon agrégateur comme les dépêches sur un Télex de l'AFP[1], la lecture d'un billet de la catégorie "En vrac" venant du Standblog de Tristan NITOT fait toujours office de plat de résistance.

Le coté inventaire à la Prévert qui en justifie le titre forme le point de départ d'une promenade variée, où l'intérêt se mêle à la détente, et où les coups de sang côtoient les éclats de rires. Les liens y sont en général présentés d'une simple phrase, sans déflorer la teneur de la source, incitant plutôt à aller soi-même s'y plonger.

Dans le dernier "En vrac", j'ai donc trouvé l'information suivante :

C'est vraiment une seconde nature chez eux : Microsoft dénigre Linux pour mieux vendre Windows 7.

Quel énième coup bas l'arbitre a-t-il omis de siffler ?

Résumons.
L'information vient d'un employé de Best Buy (une chaine de magasins de distribution), qui à révélé le matériel pédagogique aimablement fournit par Microsoft pour aider à la formation de ceux qui auront à informer objectivement les clients potentiels sur son prochain système : Windows 7. Rien de répréhensible dans l'esprit; former des conseillers ne pouvant qu'améliorer la qualité de leurs conseils.
Hélas, la réalité découverte (et révélée) par ce vendeur est toute autre.

Avec une maitrise sans faille du FUD, Microsoft s'en prend à un ennemi qu'il désigne lui même : Linux.
Au gré des images écrans qu'on peux voir sur le blog de cet employé, j'ai ainsi appris, pèle-mêle :

  • que Linux n'est pas plus sûr que Windows (mais la faille critique dévoilée aujourd'hui sur Vista ne sera corrigée, au mieux, que dans un mois; c'est benêt),
  • que l'utilisateur de Linux est laissé sans aide ni tutoriels (les nombreuses communautés d'utilisateurs apprécieront ...),
  • que Windows 7 est compatible avec tous les périphériques comme les imprimantes, les APN, les webcam, etc. (ceux qui ont délaissé Vista pour ne pas tout devoir changer n'attendent que ça ... et croisent les doigts)

Bref, une splendide collection d'appeaux à trolls, à faire pâlir d'envie bien des chasseurs !

Il y a 4 siècles, le philosophe Francis BACON disait : "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose." Cette citation, encadrée, doit orner l'un des murs du service marketing de Redmond.

Dans ce florilège d'âneries, la plus belle à mon goût reste l'argument de la "Same Great Experience". qui dit, en substance :

  • "Windows 7 c'est mieux, mais c'est toujours un Windows."

Autrement dit : "Vous devez changer de produit car on vous dis que c'est mieux, mais n'ayez pas peur, la nouvelle version vous rappellera l'ancienne".

Voilà qui ressemble furieusement à la justification économique du cycle des versions pour les produits propriétaires, moins déterminés par les besoins fonctionnels des utilisateurs que par les besoins de trésoreries de l'éditeur. Cette fuite en avant exclusivement marchande est d'ailleurs une aberration combattue par les défenseurs des logiciels libres, dont Tristan NITOT fait indubitablement partie.

Voilà, il était temps que l'actualité me donne un prétexte pour accueillir dignement le Standblog dans mes Saines Lectures; c'est chose faite.

Notes

[1] J'ai parfois de la peine à réaliser la vitesse à laquelle les choses changent. Quiconque se souvient d'un journal télévisé des années 90, il y a à peine 20 ans, a en mémoire la phrase : "Je reçois à l'instant un télex de l'AFP ...", avec le petit papier glissé plus ou moins discrètement au présentateur, "... qui dit, je cite, ..." et l'on découvre une information envoyée du bout du monde par un reporter et relayée, après vérification, par l'agence de presse. Le mot "Télex" est resté dans la langue, avec un sens proche de "télégramme", mais qui se rappelle de l'appareil qui porte ce nom et qui trône encore dans bien des salles de rédactions de par le monde ?

samedi 8 août 2009

Ne chinoisons pas ...

Je sais, pour pratiquer parfois cet exercice, que la traduction est un art difficile. On a parfois bien assez de mal à maitriser les subtilités de sa propre langue; alors, celles d'un idiome aussi étranger que parfois étrange, c'est définitivement un métier.
Et encore, je ne fais là référence qu'à la traduction dans un domaine littéraire et général, exempt de tout besoins de compétences spécifiques comme c'est le cas pour les traductions techniques ou scientifiques, où les professionnels reconnus sont particulièrement recherchés.

C'est vrai, qui n'a pas dû relire plusieurs fois les incompréhensibles instructions de la notice de montage du jouet "Made in Taiwan" offert au petit dernier ? Qui n'a pas déjà pu gouter à l'exercice consistant à découvrir par tâtonnement le fonctionnement d'un appareil après avoir jeté le mode d'emploi pour cause de migraine chronique ? Alors, pour apporter ma contribution à cette l'interminable galerie de traduction ratées, je vous propose la perle suivante (cliquez pour agrandir l'image) ;

Traduction et surréalisme

J'avoue ne pas avoir encore trouvé quel cheminement tortueux permet de relier un téléphone portable et une pierre à aiguiser.

Mais puisque l'appareil en question, acheté à vil prix par Internet, remplit parfaitement son office, je ne chinoiserais pas ...